Captif

Erix couleur

J’ai fini par ouvrir les yeux. Je me rappelais avoir prévenu mes amis que j’allais nous chercher de quoi manger puis, plus rien. J’espérais qu’il ne leur soit rien arrivé. Une douleur vive partant de l’arrière de ma tête se répandait par vague dans le reste de mon corps. Je ne reconnaissais pas l’endroit où j’étais et lorsque j’ai tenté de me lever, j’ai réalisé que mes mains étaient attachées dans mon dos, coincées contre la chaise sur laquelle j’étais. L’épaisse corde me retenant frottait contre mon poignet gauche, le brulant au passage. Un verre de mes lunettes était maintenant fendu, mais j’arrivais tout de même à voir. En regardant autour de moi, j’ai pu constater que je me trouvais dans ce qui semblait être un débarras encombré de caisses et de sacs, probablement en sous-sol étant donné l’absence de fenêtre. Une ampoule diffusant une lumière crue se balançait au-dessus de ma tête. Je tentais en vain de me libérer de mes liens lorsque j’entendis du bruit derrière la porte à l’autre bout de la pièce. Le panneau finit par s’ouvrir, laissant entrer un homme immense à la peau couverte de cicatrices diverses.

-Eh bien, fit-il en s’approchant de moi, cet idiot semble avoir réussi à capturer le célèbre Erix Kanerva. À moins que tu ne sois pas lui, dans ce cas, je devrai te tuer avec celui qui t’a amené ici.

Qui voulait-il que je sois d’autre? Il en connaissait beaucoup des jeunes ayant les cheveux blancs et le bras droit remplacé par une prothèse mécanique? Je me suis retenu de lui faire la remarque. Il savait très bien qui j’étais et semblait y prendre plaisir. Je le fixais en silence pour qu’il continue à parler.

-T’as perdu ta langue en même temps que ton bras ou quoi? Pourquoi tu dis rien?

En disant cela, il m’avait agrippé la mâchoire de sa main calleuse, son pouce à moins d’un centimètre de ma bouche. Je me suis retenu de le mordre, préférant simplement dégager ma tête à la place. Je sentis alors une vive douleur à la joue, mes lunettes volant vers le sol sous l’impact. Le type m’avait donné une gifle lorsque j’avais retiré ma tête de sa poigne. Génial, maintenant j’avais mal au crâne, au poignet et au visage, que pouvait-il arriver de plus? Je repris rapidement un air neutre et une contenance.

-Aïe, finis-je par lâcher.

L’homme grogna. Visiblement, ma réponse ne lui convenait pas. Il attrapa une chaise posée dans un coin et s’assit face à moi en fronçant les sourcils.

-T’as pas répondu à ma question, maugréa-t-il. Es-tu oui ou non Erix Kanerva?

Ce n’était pas une question ce qu’il avait dit plus tôt. Je risquais cependant de le fâcher encore plus en lui faisant remarquer.

-Oui c’est moi, répliquais-je. Qui êtes-vous et qu’est-ce que je fais ici?

L’homme rit devant mon interrogation. Visiblement, mon ignorance l’amusait.

-Tu n’as pas besoin de connaître mon nom petit, tout ce que tu dois savoir, c’est que tu travailles désormais pour moi.

Très précis… Néanmoins, je ne tardai pas à lâcher:

-Jamais!

Face à cette réponse, il me gifla une nouvelle fois. Un goût de sang se déversa dans ma bouche et ma vue se brouilla.

-Je ne t’ai pas demandé ton avis. Mais bon, comme tu ne veux pas coopérer, je vais devoir te donner une leçon.

En disant cela, il avait ouvert le tiroir d’une vieille commode près de lui. À l’intérieur, plusieurs seringues contenant un liquide violet s’entassaient. Il en prie une et, sans prendre la peine de se désinfecter, l’enfonça dans un de ses bras musclés. Des veines sombres apparurent alors à la surface de sa peau. Instantanément, je reconnus le contenu de la seringue. Il s’agissait d’une drogue expérimentale augmentant considérablement la force de celui qui la prenait. Elle était cependant très addictive et la sensation de manque était terrible. Quand mon ravisseur remarqua que je connaissais la substance, il sourit.

-Tu reconnais ça, hein? C’est pour que tu acceptes de faire ce qu’on te dit. Par contre, j’aime pas quand mes victimes sont trop faibles et ne se débattent pas.

Sans rien ajouter de plus, il prit une seconde seringue et me l’enfonça dans la cuisse, passant au travers de mon pantalon. Je sentis le liquide se rependre lentement sous ma peau et je lâchai un cri à cause de la douleur. Après avoir fini de m’injecter le produit, l’homme retira l’aiguille brusquement, me faisait crier à nouveau, avant de lancer la seringue contre un mur. J’entendis le verre se briser à l’impact. Mon geôlier vint alors près de moi et les liens autour de mes poignets se relâchèrent. Il m’avait libéré pour que je puisse me battre, même s’il savait bien que j’allais perdre. Cette perspective semblait d’ailleurs l’amuser.

-Je reviens dans quinze minutes, dit-il en s’éloignant. Le temps que ce que je t’ai donné fasse effet.

Il claqua ensuite la porte derrière lui et j’entendis un bruit m’indiquant qu’elle avait été verrouillée. Bon… j’étais pris au piège dans un sous-sol à attendre qu’une drogue agisse pour pouvoir me battre contre un ravisseur qui faisait bien le triple de mon poids. Je regardais autour de moi, cherchant quelque chose qui pouvait me servir d’arme. Mais non, les sacs et caisses ne contenaient que de la nourriture et les planches entassées dans un coin étaient trop grosses pour être utilisées. Je tâtais alors les poches de mon pantalon. Oui, ils étaient là, on ne me les avait pas retirés. J’avais la manie de garder un petit jeu de tournevis et de divers outils sur moi dans le cas où ma prothèse aurait un problème. Je sortis un tournevis, remonta ma manche droite et commença à travailler. Lorsque j’avais construit mon bras mécanique, j’avais fait en sorte qu’il utilise des nutriments produits par mon corps pour éviter de manquer d’énergie. Sauf que j’avais ajouté la possibilité de jouer avec ce dont ma prothèse avait besoin pour ne pas me retrouver en carence ou quelque chose dans le genre. J’allais donc pouvoir le configurer pour qu’il absorbe la drogue dans mon corps et la transforme en énergie. L’effet de manque serait alors diminué et je pouvais renforcer la puissance de mon bras plus rapidement et acquérir une force physique bien supérieure à la normale.

Le recalibrage me prit une bonne dizaine de minutes, un peu plus que ce que j’avais prévu. Au moment où je rangeais mes outils, j’entendis une clé tourner dans la serrure de la porte. J’inspirais puis expirais lentement afin de me calmer. Il fallait que je réussisse à sortir d’ici.

Texte et illustration par Sebastien Lalonde

 

Louis T rencontre les étudiants du groupe Lunatic / Autistes au collégial

L’humoriste Louis T, connu pour ses capsules humoristiques à Tout.tv, a généreusement accepté de venir échanger avec les étudiants qui participent au projet Lunatic /Autistes au collégial le 19 octobre dernier. Louis T.  a annoncé publiquement l’an dernier qu’il était autiste. Son plus récent spectacle traite notamment de la différence entre les autistes et les neurotypiques.

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Ayant peu de modèles d’adultes autistes qui réussissent dans le monde du travail, les jeunes étaient vivement intéressés à l’entendre raconter son parcours. Il s’est entretenu pendant près de 2 heures avec les étudiants, ici même au Collège Montmorency. Empreint d’humour et d’humilité, il leur a confié certaines erreurs qu’il a commises ainsi que l’important travail qu’il a fait sur lui-même afin de s’accepter tel qu’il est et accepter les neurotypiques tels qu’ils sont. M. Louis T. a obtenu son diagnostic de Syndrome d’asperger  à l’âge de 34 ans. Il explique avoir toujours trouvé les autres bizarres, jusqu’au jour où il a compris que c’était lui qui était peut-être « bizarre ». Il croit qu’il en est mieux ainsi, car sa carrière aurait probablement été très différente s’il avait su plus jeune qu’il était autiste. Mais il croit que les personnes autistes  qui reçoivent un diagnostic et un accompagnement plus jeunes sont mieux équipées pour faire face aux aléas de la vie. Il a beaucoup inspiré les  participants du groupe lorsqu’il leur a expliqué que les relations humaines, bien qu’épuisantes et illogiques, sont essentielles au succès professionnel, amoureux, et plus fondamentalement, au bonheur. Toute l’équipe d’Autistes au Collégial le remercie encore pour sa générosité et son ouverture. C’est un moment dont les jeunes se souviendront longtemps !

Émilie Robert c.o.

Des anciens du Lunatic au Cégep Édouard Montpetit

Par : Émilie Robert, c.o.

Marianne El-Sabbagh  et Christophe Roy-Allain, deux anciens participants du projet de magazine Lunatic,  ont donné une conférence au Cégep Édouard-Montpetit le 20 septembre 2017, devant une trentaine d’enseignants et d’étudiants. Ils ont été invités à parler de leur intégration au cégep, de leur participation au Lunatic et de leur choix professionnel. Christophe est diplômé du Collège Montmorency en Sciences humaines profil monde et est maintenant en 3e année du baccalauréat en droit de l’UQAM. Marianne El-Sabbagh est diplômée du Collège Montmorency en Sciences humaines profil monde et est maintenant en 3e année du baccalauréat en histoire de l’Université de Montréal. Émilie Robert les accompagnait pour compléter la conférence en parlant des caractéristiques de l’autisme et du travail qu’elle fait auprès des étudiants autistes.

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Les étudiants du Lunatic/Autistes au collégial honorés par le Maire de Laval

Par : Émilie Robert, c.o.

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Les participants du Lunatic/Autistes au collégial ont été reçus  le 6 septembre 2017 à l’Hôtel de Ville de Laval pour une cérémonie de signature du livre d’or. M. Marc Demers, maire de Laval, voulait les féliciter pour leur implication dans ce projet et pour l’obtention du prix Gilbert-Leroux de la Fédération québécoise de l’autisme. Nous sommes très fiers d’eux !

Autisme et adolescence

Par : Émilie Robert, c.o.

autisme et adolescence

C’est le titre d’un autre livre que j’ai lu récemment, publié, il y a à peine deux mois, aux Presses de l’Université Laval. C’est un livre très touchant où une mère, Catherine Kozminski, nous parle des défis et réussites de sa fille autiste qui vient d’avoir 13 ans. Les propos de la mère sont commentés par une chercheuse du département de psychologie de l’UQAM, Natalie Poirier. J’adore les lectures où je peux apprendre comment se passe la vie au quotidien des jeunes autistes, car ces connaissances m’aident à mieux comprendre les étudiants que je rencontre. C’est un livre très actuel, facile à lire tout en ayant une rigueur scientifique.

Autisme et TSA : Quelles réalités pour les parents au Québec ?

Par : Émilie Robert, c.o.

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Récemment,  j’ai pu mettre la main sur deux ouvrages québécois très intéressants, écrits par des chercheurs de l’UQAM et qui abordent le sujet de l’autisme sous un angle différent.

 

Le premier, Autisme et TSA : Quelles réalités pour les parents au Québec ? (Catherine Des Rivières-Pigeon et Isabelle Courcy, Presses de l’Université du Québec, 2017) présente les résultats de quatre recherches effectuées par des chercheurs de l’UQAM. Deux de ces recherches avaient pour objet la santé et les conditions de vie des parents. Les deux autres recherches portaient sur les effets de l’ICI (intervention comportementale intensive), qui est la principale méthode d’intervention utilisée au Québec pour aider les enfants autistes à développer des habiletés sociales et de communication. Pour une intervenante comme moi, il est très intéressant de connaître le point de vue des parents ainsi que l’expérience qu’ils ont vécue lorsque leur enfant était jeune. Plusieurs parents me parlent des défis et difficultés qu’ils vivent avec leur enfant autiste à travers les différentes étapes de leur développement. Ce livre permet de comprendre la fréquente détresse des parents et les moyens d’y remédier. Il est écrit de manière accessible et propose plusieurs pistes de solution.

L’art de tatouer à la main

Par Sebastien Lalonde

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Début septembre dernier, j’ai eu mon premier tatouage! Une heure et demi à souffrir pour marquer ma peau d’un symbole qui me tenait particulièrement à cœur. Avant cela, j’ai pris la peine de faire plusieurs recherches pour m’assurer des mesures à suivre ou simplement du tatouage en général. La signification, les soins, les différents styles etc. Pendant mes recherches, je suis tombé sur une méthode de tatouage qui m’a beaucoup intrigué et que j’aimerais partager ici : le handpoke tattoo.

Il s’agit d’une méthode de tatouage qui ne nécessite pas de machine, tout se fait à l’aide d’une simple aiguille. Le tatoueur piquera lui-même dans la peau à une fréquence d’environ 80 coups à la minute (une machine peut aller jusqu’à 3000 coups/minutes). Vous vous doutez donc que le temps de réalisation d’un tatouage à l’aide de cette technique est beaucoup plus long, évidemment. Par contre, la peau est moins agressée et va donc guérir plus vite.

Handpoke tattoo
Montage photo par : Sebastien Lalonde

J’ai moi-même tenté de faire du handpoke tattoo pour m’amuser (sur des oranges, pas sur ma peau) et le résultat est vraiment sympa et c’est très amusant à faire. Peut-être même que je me laisserais tenter par un tatouage fait à l’aide de cette technique un jour. Je vais prendre le temps de laisser guérir mon premier tatouage avant de penser à m’en faire faire un autre par contre.

Les étudiants du site Autistes au collégial gagnent un prix de la Fédération québécoise de l’autisme

C’est avec joie et fierté que les étudiants qui participent au projet Lunatic/ Autistes au collégial ont reçu le Prix Gilbert-Leroux de la Fédération québécoise de l’autisme (FQA). Ce prix récompense un projet scolaire qui favorise le développement de l’autonomie des personnes autistes et souligne la persévérance et la réussite éducative d’étudiants autistes qui fréquentent un établissement scolaire.

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Trois représentants du groupe, accompagnés de la conseillère d’orientation Émilie Robert, se sont rendus à Québec le 27 mai 2017 pour recevoir le prix, lors de la journée annuelle de la FQA.

C’est le 3e prix que le groupe Lunatic/Autistes au collégial remporte depuis son lancement en 2013. Il a gagné le prix Forces Avenir dans la catégorie Société, communication, éducation et politique en 2014 et le Prix Forum jeunesse Laval du Concours québécois en entrepreneuriat en 2014.

Toutes nos félicitations aux participants actuels et aux anciens qui ont contribué à cette belle réussite !

Alex Fierro (Magnus Chase et les dieux d’Asgard)

Par Sebastien Lalonde

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Alex Fierro (Magnus Chase et les dieux d'Asgard)
Création graphique par Sebastien Lalonde

Rick Riordan est sans aucun doute l’un de mes auteurs préférés. C’est pourquoi j’ai tout de suite été enthousiasmé lorsque j’ai appris que la suite de sa série sur la mythologie nordique était enfin sortie en français. Au début, le tome ne m’intéressait pas plus que ça, ayant été depuis longtemps conquis par les précédentes séries de l’auteur. Puis, je découvris un personnage qui me plut dès les premières lignes de son apparition.

Alex Fierro, fille ou fils de Loki, est un/une ado s’identifiant comme fluide dans le genre. C’est-à-dire que dépendamment des jours ou des moments, il/elle s’identifiera plus en homme ou en femme. De plus, Alex est un personnage au caractère fort qui n’hésite pas à dire ce qu’il/elle pense et va tout faire pour résister à l’influence de son père et va vouloir à tout prix mener sa vie comme il/elle l’entend.

Au travers de ce personnage, Rick Riordan explique très bien les enjeux de la communauté trans et ce que doivent endurer certains d’entre eux ainsi que leurs sentiments par rapport à leur identité. Il réussit également à nous présenter, une fois de plus, un personnage féminin fort et indépendant.

 

Louis T vu par Olivier T.

Par Olivier Tessier

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Dans le cadre du congé de Pâques (et de mes 18 ans), mes parents nous ont amenés, moi et mon frère, à Québec pour voir un humoriste ayant le syndrome d’Asperger, Louis T.

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Le spectacle, intitulé «Objectivement parlant», était divisé en deux parties. La première, destinée à réchauffer le public, était animée par Eddy King, un humoriste québécois d’origine française ayant de la parenté au Congo. Par ailleurs, j’ai pu remarquer son accent français. À un certain moment, il a fait une blague à propos de P.K. Subban et des séries éliminatoires de la LNH. En effet, il a affirmé que, suite à l’échange du hockeyeur vers Nashville, il aurait contacté sa parenté au Congo pour recruter des sorciers qui empêcheront le Canadien de gagner. Il a même dit, pour sa prévision des quarts de finale, «Rangers en 3 [matchs]!». Pour un réchauffement du public, c’était très réussi, M. King.

L’autiste qui brille sur scène

Vient ensuite l’autre partie, animée par LE Louis T. Il a abordé plusieurs thèmes, dont l’ingénierie, la mortalité au Canada et la situation politique du Québec. Mais, à mon avis, le sujet le mieux décrit est l’autisme. Ayant lui-même cet état, il nous montrait le spectre de l’autisme, de ceux de haut niveau (comme lui et moi) aux «Gna-gna-gnas», moquant les autistes de bas niveau. Mais ce n’était pas vraiment une insulte contre eux. Il s’agissait, selon moi, d’un moyen humoristique de les aborder. Louis T a même blagué sur sa condition, en justifiant chaque acte «bizarre» par son «papier du médecin». De plus, lorsqu’il parlait de mortalité canadienne, il a commenté, avant de les présenter, les données de Statistiques Canada en disant «Faites confiance aux nombres, je suis autiste». Il faisait référence à l’intelligence «supérieure» de certains autistes.

Petite anecdote

Lors de ses opinions comiques sur l’ingénierie, il a demandé au public s’il se souvenait des dépassements des coûts lors de la construction du métro de Laval dans les années 1980. Étant né en 1999, je n’avais jamais entendu parler de cet incident. Pour jouer mon petit comique, j’ai répondu «non» en pensant qu’il n’allait pas m’entendre. À ma grande surprise, Louis a répliqué «Bon, alors on passe à autre chose». Par déduction, j’ai constaté qu’il m’avait bel et bien entendu. Je n’avais jamais pensé que cet humoriste possédait une ouïe fine.

Pour conclure, j’aimerais souligner que, contrairement aux stéréotypes, ce ne sont pas tous les autistes qui ont de la difficulté en ce qui est des contacts sociaux. En effet, Louis T n’avait aucun problème ni gêne à interagir avec son public. De plus, ce n’est pas le «papier du médecin» qui va l’empêcher de nous faire rire et réfléchir sur le spectre de l’autisme. Je souhaite aussi, à ceux ayant cette condition et l’ambition de poursuivre leurs objectifs, une réussite immensurable. Et faites-moi confiance, je suis autiste.